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11
mars 2011.
Jean-Pierre
Delouche
Vingt-trois
ans ! Cela fait vingt-trois ans que, Jean-Pierre et moi, nous
nous connaissons.
Je
l’ai rencontré en 1988 quand j’ai été embauché chez S4 en tant
que directeur marketing en charge d’un marché spécifique.
Ce
brillant ingénieur en techniques de commercialisation était alors
directeur de partenariat stratégique, poste dans lequel il assumait
avec brio la tâche redoutable consistant à gérer la relation entre
S4 et son plus gros partenaire d’affaires, l’une des deux grandes
sociétés françaises éditrices de logiciels.
Nous
eûmes à travailler ensemble, ce qui fut pour moi un plaisir, car
Jean-Pierre fait partie des individus que l’on peut qualifier d’easy
to deal with, une espèce aujourd’hui en voie de disparition.
Fort
de ses qualités humaines, Jean-Pierre développait des trésors de
diplomatie pour aplanir les conflits d’intérêts que ce type de
relation voit immanquablement surgir. Certains jours, je me demandais
comment il trouvait la force de supporter sans broncher les
kilomètres de couleuvres qu'il devait avaler pour préserver le
climat d'entente nécessaire et suffisant à la poursuite de bonnes
affaires entre S4 et son partenaire. À sa place, plus d’une fois j’aurais
tout envoyé valser.
Certes,
lui et moi, nous n’avons pas été toujours d’accord et, lorsque
S4 a enchaîné les plans de licenciements pour « causes économiques »,
nous avons échangé des mots durs, les patrons-vedettes de l’époque
et les abominables « hommes gris », leurs vils laquais,
s’ingéniant à monter les salariés les uns contre les autres pour
mieux sauvegarder leurs privilèges.
Heureusement,
ces échanges virils sont restés dans les limites du respect mutuel
et, quand nous nous sommes retrouvés quelques mois plus tard,
mutuellement libérés du fardeau de souffrance qui affligeait S4,
nous avons pu constater avec plaisir que notre amitié n’avait pas
eu à en pâtir, ce qui fut pour moi un grand soulagement parce que la
perspective de la perte de son estime m’était insoutenable.
Mieux :
quand, ultérieurement, les hasards de la vie ont fait que j’ai été
amené à occuper le même poste que lui chez S5 (directeur de partenariat
stratégique, donc), je me suis appliqué
à marcher dans ses pas et à appliquer les méthodes qu’il avait développées
par lui-même, car les arcanes de ce type de job très touchy
ne s’apprennent pas dans les écoles de commerce.
À
présent, lui et moi, nous suivons des trajectoires parallèles :
il est devenu un splendide spécimen de Meetchong professionnel (nota :
pour découvrir le sens du mot « Metchong », lire Le
Meetchong, Queige, éditions Kahunavision, 2010), sauf qu’il est
beaucoup plus avancé que moi sur la Voie.
Depuis
2005, il anime un laboratoire de recherche sur les techniques de
communication au sein de l’Institut des Techniques de Vente et
de Management (ITEV) qu’il a créé : il aide les entreprises
high-tech qui le souhaitent à améliorer leurs performances
commerciales au travers de conseils, formations et coachings.
Last
but not least, il a mis le fruit de ses connaissances, de ses compétences
et de son expérience au service de tous par le biais de trois
ouvrages de référence qu’il vient de publier, ouvrages
respectivement intitulés Le code de la personnalité, Le
code des comportements de vente, Le code de la vente stratégique
que l’on trouve en vente à la FNAC, sur fnac.fr, sur Amazon.fr et
sur son site www.itev.fr.
Et,
devinez quoi ?
Ça
marche !
Ses
théories, Jean-Pierre les applique avec succès dans
l’exercice quotidien de ses affaires, ce qui est pour moi une belle
preuve de leur efficacité, car ne dit-on pas que « les actes
enseignent aux gens plus que les mots. »
Plus
fort : Jean-Pierre, dont j’ai découvert aux hasards d’une
conversation à bâtons rompus qu’il suit une démarche spirituelle,
a décidé de partager avec moi le fruit de son expérience et il
m’abreuve de conseils pratiques dont je constate chaque jour le bon
sens et la pertinence.
Je
vois là poindre une authentique solidarité entre Meetchongs
professionnels qui en ont bavé, solidarité à laquelle dont tous les
patrons-vedettes, tous les « hommes-gris » et certains
minables prompts à la trahison que nous avons eu le déplaisir de côtoyer
chez S4 (et ailleurs) n’auront jamais accès, simplement parce
qu’ils sont trop CONS pour comprendre ce qui fait le sel de
l’amitié.
Je
vous remercie de votre attention.
Patrick Jagou, ingénieur-humaniste
(ENSAM Bo75) & gérant.
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